Plan Conseil — Conseil & Ingénierie

Newsletter · T2 2025 · Avril – Juin 2025

Le Maroc accélère

Le printemps 2025 confirme la cadence : lancement de la grande vitesse vers le Sud, virage environnemental des ports, calendrier des stades précisé. Derrière ces annonces, des milliers d'heures d'études. Petit tour d'horizon, vu du bureau d'études.

Cap maritime — Les ports passent au vert

En juin 2025, l’Agence nationale des ports engage, avec la filiale énergie d’un grand groupe public, un programme de décarbonation des ports : électrification des quais, énergies renouvelables, optimisation énergétique. C’est un tournant. Le port n’est plus seulement une infrastructure d’accostage : il devient un système énergétique à part entière, qu’il faut concevoir, dimensionner et exploiter. Pour les bureaux d’études, cela ouvre un champ nouveau — réseaux électriques de forte puissance, alimentation des navires à quai, intégration des renouvelables — qui s’ajoute aux exigences classiques du génie civil maritime. La durabilité d’un port ne se mesure plus seulement à la résistance de ses ouvrages, mais aussi à leur empreinte.

Grands chantiers — Grande vitesse : cap sur Marrakech

En avril 2025, les travaux de la LGV Kénitra–Marrakech sont lancés : environ 430 km de ligne nouvelle, pour une enveloppe de l’ordre de 53 milliards de dirhams, avec une mise en service visée à l’horizon 2029. Un projet de cette ampleur, c’est une cathédrale d’études : tracé, ouvrages d’art, géotechnique, terrassements, drainage, sans compter les gares et leurs équipements. Chaque kilomètre repose sur des hypothèses validées et des notes de calcul. La grande vitesse fascine par sa performance finale ; elle impressionne surtout, pour qui connaît le métier, par la masse d’ingénierie qu’elle exige en amont.

L’après-livraison — Combien coûte un bâtiment… à faire vivre ?

On raisonne souvent en coût de construction. Le vrai sujet, sur la durée, est ailleurs : trente à quarante ans d’exploitation, de maintenance, d’énergie et de services pèsent bien plus lourd que le chantier initial. C’est tout l’objet du facility management, qui monte en puissance au Maroc. Et c’est une logique qui se prépare très en amont : un équipement bien documenté et bien pensé se maintient ; un équipement livré sans cette anticipation se subit. La question à se poser, dès l’étude, n’est pas seulement « combien ça coûte à construire », mais « combien ça coûtera à faire vivre ».


Un projet d’infrastructure, de bâtiment public ou d’équipement à étudier ? Parlons-en. — L’équipe Plan Conseil

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